Le programme de suivis systématique et de réadaptation de la maladie cardiaque

Les maladies cardiaques sont près d’être une épidémie. Il faut mieux accompagner, mieux soigner et surtout réadapter les gens qui souffrent de cette maladie.
Les chiffres sont implacables. Chez nous, en Montérégie, selon les statistiques de 2003 de l’Agence de la santé et des services sociaux :
6 % des gens de 45 à 64 ans souffrent d’une maladie cardiaque et 22 % font de l’hypertension
20 % des gens de 65 ans et plus vivent avec la maladie cardiaque et 43 % font de l’hypertension.
Les maladies cardiaques, dont l’hypertension et les maladies cérébrovasculaires, représentent le tiers de l’ensemble des causes de décès au Québec et arrivent au premier rang des coûts associés à la maladie.
Les connaissances scientifiques ont beaucoup évolué. Il y a 20 ans, on croyait que les séquelles d’un patient suite à un épisode cardiaque étaient définitives. Aujourd’hui, s’il se voit offrir l’opportunité de se remobiliser et d’adopter un mode de vie plus sain, le patient retrouvera une qualité de vie optimale et même meilleure qu’avant. Dans les semaines qui suivent un événement cardiaque, la possibilité d’avoir un impact réel sur la cause même de la cardiopathie est à son apogée en raison de la peur du patient de revivre cet événement stressant.
Le patient qui se remobilise et qui modifie ses habitudes de vie est plus actif, plus en forme et moins absent pour cause de maladie au travail. Une meilleure prise en charge des patients à risques ou qui vivent avec la maladie cardiaque diminuera le nombre d’hospitalisations, désengorgera l’urgence et libèrera le plateau technique de l’hôpital.
L’investissement de 2,5 millions de dollars sur 3 ans pour mettre sur pied le programme de suivis systématiques et de réadaptation de la maladie cardiaque permettra le réaménagement des lieux physiques de diagnostics et de soins, l’achat d’un équipement diagnostique de haute technologie, la mise sur pied de programmes de suivis systématiques, de prévention et de remobilisation. Ultimement, un centre d’entraînement de 1 000 pi2 sera implanté au sein de l’Hôpital du Haut-Richelieu pour que même la clientèle la plus atteinte puisse bénéficier des meilleurs services de réadaptation.
1ère phase : Le programme de suivis systématiques et de réadaptation de la maladie cardiaque
Les investissements ont agi dès 2009. Ils ont facilité l’accès aux programmes existants, la Vie à cœur et l’enseignement aux coronariens, en plus d’offrir aux patients un suivi systématique et de réadaptation de la maladie cardiaque. Le soutien des donateurs a permis d’acquérir deux tapis roulants pour les examens pré-mobilisation, deux moniteurs défribilateurs et quatre tensiomètres.
La mise en place du programme de suivis systématiques s’articule aussi autour d’un poste d’infirmière-pivot en maladie cardiaque. Avec l’arrivée de cette nouvelle infirmière, l’équipe du département de cardiologie de l’Hôpital du Haut-Richelieu est en mesure d’identifier la clientèle cible, de communiquer avec les patients priorisés et ainsi leur proposer l’adhésion au programme de réadaptation et leur donner accès à de l’éducation.
L’infirmière-pivot accompagne le patient pris en charge et le référant aux services nécessaires : l’arrêt du tabagisme, la nutrition, l’activité physique, etc…
Un patient sécurisé reprend une vie active.





